Investissements : 27.000 entreprises créées de 2003 à 2018

Dans un contexte en pleine mutation et très fluctuant, la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima a réussi à rattraper le temps perdu et s’érige aujourd’hui en tant que locomotive du développement économique national. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Au cours des dernières années, la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima a connu un développement inouï, que ce soit dans les métiers mondiaux, le développement des infrastructures ou encore l’attraction des investissements directs étrangers. A rappeler que dans son discours adressé à la Nation à l’occasion du 33 ème anniversaire de la Marche Verte, le Souverain avait annoncé le lancement de la « dynamique d’une régionalisation avancée ».

Quelques années après, à l’instar des autres régions, une oreille attentive a été prêtée à ce grand appel et une panoplie de projets socio-économiques a vu le jour dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Nous pouvons citer à cet égard le complexe portuaire Tanger Med à 14 km des côtes espagnoles, s’étalant sur une superficie de 1000 ha.

Le coût global de l’investissement est estimé à 7,5 Mds d’euros. Ledit projet s’est décliné en trois phases : Tanger Med I (2007), Tanger Med Passagers (2010) et Tanger Med II (2013).

Sur le plan des infrastructures aéroportuaires, la région est dotée de trois aéroports internationaux : l’aéroport d’Ibn Battouta à Tanger (une capacité d’accueil de 1 million de passagers/an), celui de Tétouan-Sania R’mel (50.000 passagers/an) et celui d’A Hoceima Al Charif Al Idrissi (300.000 passagers par an.

Aujourd’hui, la région peut se targuer également de la ligne à grande vitesse (Casablanca-Tanger) qui permet de raccourcir les distances entre la région et les principales villes du Royaume. Un atout de taille pour les opérateurs souhaitant y investir. Un projet qui, il y a une dizaine d’années, semblait utopique il y a une dizaine d’années.

Et la liste est loin d’être exhaustive comme en attestent les différents reportages réalisés par notre équipe lors de la préparation de ce dossier régional.

 Les indicateurs sont au vert

Les résultats dévoilés par le Centre régional d’investissement montrent que de 2003 à 2018, le nombre des entreprises créées est de l’ordre de 27.000. Le nombre de projets d’investissements approuvés équivaut à un montant global de 237 Mds de DH.

Selon les derniers chiffres disponibles, en 2018, 31 Mds de DH d’investissements publics ont été consentis dans la région Tanger-Tétouan-Al-Hoceima.

Le but étant de booster la dynamique de développement et l’amélioration du climat des affaires.

 Les faits marquants du CRI

Depuis novembre 2015, le Centre Régional d’Investissement de Tanger-Tétouan-Al Hoceima fonctionne avec la totalité de ses membres conformément à la Lettre Royale relative à la gestion déconcentrée de l’investissement du 9 janvier 2002. Dans ce sillage, le Tribunal de commerce a intégré le guichet aide à la création d’entreprises au même titre que l’ensemble des administrations intervenant dans l’acte de création d’entreprises. Ce qui s’est matérialisé par une économie de temps importante pour les usagers de ce service.

Aussi et dans la même lignée, sur le plan fiscal, les formalités d’enregistrement et d’identification fiscales sont prises en charge par le CRI. Cette mission est rendue possible grâce au détachement d’un cadre de l’administration fiscale auprès du CRI. Ce dernier s’occupe de l’enregistrement des actes de création d’entreprises, de l’inscription au rôle de la taxe professionnelle et de l’identification fiscale.

Autre fait important et pas des moindres est la certification du  CRI de Tanger-Tétouan-Al Hoceima conformément aux normes internationales ISO 9001 version 2015. Cette norme concerne trois domaines d’intervention : la création d’entreprises, l’aide aux investisseurs et la promotion de l’investissement.

Toutes ces réalisations et celles en cours ne doivent pas occulter que des efforts sont à déployer davantage en matière de formation professionnelle afin d’accompagner les besoins du secteur privé et accélérer le développement de l’intégration des filières. La formation professionnelle reste le talon d’Achille.

Autre point important à signaler est que les acteurs de la région ne doivent pas se limiter au tourisme et à l’industrie assurément vecteurs principaux du développement de la région, mais donner aussi l’importance qui leur sied à d’autres secteurs tels que le commerce et l’artisanat qui représentent également d’importants bassins d’emplois.

Dupliquer l’approche déployée dans le secteur de l’automobile à d’autres secteurs ne pourrait être que prometteuse.